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6ème République

Dimanche 8 janvier 2006
6ème République ous continuons notre découverte des deux textes après cette absence un peu longue. Nous abordons le Titre VI qui traite du gouvernement et du Parlement pour une série de vingt-huit articles. Là encore, la version UDF ne comporte pas un tel titre mais il y a matière à comparer puisque l'on retrouve des articles analogues dans d'autres chapitres et notamment le Titre V qui traite des rapports entre les pouvoirs. A chaque fois la référence sera faite.

Pour plus de détails reportez-vous au livre d'Arnaud Montebourg et Bastien François La Constitution de la 6ème République, Réconcilier les français avec la démocratie.

Pour télécharger la version UDF cliquez sur ce lien.

Bonne lecture et bon débat.

Titre V - Le gouvernement - Article 45

Version C6R

La loi fixe les règles concernant :

• les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

• la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et et libéralités ;

• la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; les procédures juridictionnelle ; l'amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;

• l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ;

• le financement des partis politiques et des syndicats ;

• le régime électoral des assemblées parlementaires et des assemblées locales;

• la création de catégories d'établissements publics;

• les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l'Etat ;

• les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé ;

• l'accès aux informations détenues par l'administration ;

• le pluralisme des moyens de communication.

La loi détermine les principes fondamentaux :

• de l'organisation générale de la défense nationale et de l'engagement de la force nucléaire stratégique ;

• de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;

• de l'enseignement et de la recherche ;

• de la préservation de l'environnement ;

• du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;

• du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l'Etat dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.
Les lois de finacement de la Sécurité Sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.
Des lois de programme déterminent les objectifs des politiques publiques de l'Etat.
Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique.

Version UDF

(Article 42, titre V des rapports entre les pouvoirs)

La loi fixe les règles concernant :
- les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;
- la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;
- la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables; la procédure pénale; l'amnistie; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;
- l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures; le régime d'émission de la monnaie ;
- la composition et les missions des autorités administratives indépendantes ;
- le régime électoral des assemblées parlementaires et des assemblées locales ;
- la création de catégories d'établissements publics ;
- les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l'État ;
- les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé.
- l'organisation générale de la Défense nationale ;
- la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;
- l'enseignement ;
- la préservation de l’environnement ;
- le régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;
- le droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l'État dans les conditions définies à l’article 58.
Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.
Les lois relatives à la libre administration des collectivités territoriales garantissent leur autonomie financière et fiscale.
Des lois de programme déterminent les objectifs de l'action économique et sociale de l'État.
Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique
.


La Vème République avait voulu établir nettement la différence les deux domaines que sont d'une part celui de la loi (qui dépend du Parlement) et d'autre part le réglementaire (qui relève du Gouvernement). Le Parlement ne peut plus intervenir que dans les matières définies par la Constitution. La 6ème République ne remet pas en question cette avancée de la Vème République, elle se contente d'en redéfinir le périmètre. Le régime de la monnaie dans la version C6R disparaît (pour cause d'Euro) contrairement à la version UDF (mais ça doit être une boulette). Tandis que d'autres apparaissent : financement des partis politiques et des syndicats, l'accès aux informations ou le pluralisme des moyens de communications (toutes deux absentes de la version UDF) , des principes fondamentaux de la recherche, de la préservation de l'environnement ou de l'engagement de la force nucléaire.

En ce qui concerne l'alinéa 5 de la version UDF qui concerne la composition des AAI fait l'objet de l'article 46 de la version C6R.


Par Fred
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Jeudi 5 octobre 2006
es parlementaires UDF ont présenté un projet de Constitution de la «6e République», jugeant celle de la Ve «à bout de souffle».

Les présidents des groupes UDF du Sénat, de l'Assemblée nationale, et du Parlement européen, Michel Mercier, Hervé Morin et Marielle de Sarnez, ont présenté ce projet le jour du 48e anniversaire de la Ve République.

«Au fil des ans, la pratique des hommes a singulièrement corrompu l'esprit fondateur des institutions de la Ve République», estiment-ils. La Constitution de la Ve République est «à bout de souffle», affirment-ils.

Leur projet «a pour ambition de construire un système démocratique fondé sur un équilibre retrouvé et des principes de responsabilité et de légitimité».

Peut-être pour mieux se démarquer de la Ve République, les élus centristes utilisent un chiffre arabe et non romain pour désigner la 6e République qu'ils appellent de leurs voeux.

Le projet, qui compte un bref préambule suivi de 95 articles, propose de nombreuses mesures comme l'introduction du référendum d'initiative populaire, la saisine du Conseil constitutionnel - devenue Cour constitutionnelle - par les citoyens s'estimant lésés par une loi promulguée.

Les parlementaires UDF - François Bayrou, président de l'UDF, était absent de la conférence de presse - sont favorables au maintien de l'élection du président de la République au suffrage universel direct et proposent que celui-ci ne pourra exercer plus de deux mandats successifs.

L'UDF se prononce également pour l'interdiction du cumul des mandats pour les députés ou encore pour la suppression de l'article 49 alinéa 3 qui permet au gouvernement de faire accélérer les débats et de faire adopter un texte sans vote.

Le projet prévoit également la suppression de la procédure des ordonnances, le renforcement des compétences et du statut du garde des Sceaux dont la nomination devra être confirmée à la majorité des deux tiers du Parlement.

Enfin, le projet prévoit une réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui sera présidé par le garde des Sceaux et non plus le président de la République. Il prévoit également que le président de la Cour constitutionnelle "sera autorisé à sortir de son devoir de réserve, en cas de manquement manifeste à la Constitution, par l'un des pouvoirs constitués".

A gauche, le socialiste Arnaud Montebourg plaide depuis plusieurs années en faveur d'une 6e République. Il a fondé en 2001 l'association "Convention pour la 6e République" et a publié en 2005 un livre intitulé «La Constitution de la 6è République. Réconcilier les Français avec la démocratie».

Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, dont le père, Michel, fut l'un des auteurs de la Constitution de la Ve République, n'apprécie guère ces propositions de réforme.

«En France, c'est notre particularisme, une Constitution nouvelle est à peine adoptée que l'on pense déjà à rompre avec les principes qu'elle pose. Prenons garde en période électorale de ne pas tomber une nouvelle fois dans ce travers», a-t-il dit lundi dernier lors de la journée des parlementaires UMP.

Tout d'abord je voudrais rebondir sur la phrase de Jean-Louis Debré qui, malheureusement une fois de plus se montre plus fort à innover dans la petite formule propre à protéger sa tribu que doué à se rendre utile à la Nation.  Question de métier. N'est pas sur un perchoir qui veut. Les perroquets ? Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit... Je vais finir par avoir des ennuis...

Mais revenons à ce projet de la 6ème république tel que nous le présente l'UDF. Effectivement Arnaud Montebourg et François Bastien ont sorti l'année dernière «La constitution de la 6é République - Réconcilier les Français avec la démocratie» édité chez Odile Jacob.
Stop ! La comparaison - quelle comparaison d'ailleurs ? - s'arrête là !

D'un côté une proposition brillante, bouclée où rien n'est laissé au hasard et de l'autre un vulgaire plagiat frileux diffusé à pas cher via le net au format Acrobat Reader. Je sais, il m'arrive parfois d'être méchant... Mais là il y a de quoi!
Tout l'esprit de la 6ème République a été vulgairement mis de côté en laissant par exemple un président bonapartiste élu au suffrage universel (Article 6 et 7), en cultivant l'ambiguïté à tout va par frilosité politique ou manque de conviction voir les deux!!

Bref, une Lidl 6ème République hardiscountée par manque de talent et d'imagination, ou pire pour ne pas totalement froisser les électeurs ou les anciens copains de droite (on ne sait jamais)! C'est si difficile de réaliser la rupture !

A tel point, qu'il me paraît primordial d'apporter certains éclaircissements à ceux qui n'auraient pas lu le projet d'Arnaud Montebourg et de Bastien François. Je vais donc faire quelques posts en ce sens, non pas forcément pour établir la comparaison (un peu quand même) mais pour montrer dans la limite de mes possibilités ce qu'est l'esprit de la 6ème république.
Alors à ces messieurs de l'UDF, pourquoi diable vous qui dites vouloir faire preuve d'intelligence, n'avez vous pas simplement admis que le boulot qui déjà été fait est de loin bien meilleur que votre exposé civique ?

Vous pouvez télécharger le projet UDF en cliquant sur ce lien (Fichier PDF, taille : 70K )

Par Fred
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Lundi 9 octobre 2006
ous en parlions sur ce blog jeudi dernier avec le post intitulé "UDF La Lidl 6ème République". J'évoquais la possibilité d'effectuer une comparaison, article par article. Je sais que la C6R (Convention pour la 6ème République d'Arnaud Montebourg) est en train de le faire et le résultat sera sans doute meilleur que ce que je vais moi-même vous soumettre. Je vais pour ma part tenter d'apporter ma modeste contribution à ce que je pense être une grande et belle idée. Donner envie d'avoir envie... Un slogan pas si idiot... Cela ne vous affranchit pas de lire le très bon bouquin d'Arnaud Montebourg et de Bastien François (Editions Odile Jacob) car, notamment, chaque article est annoté de nombreuses explications que je ne fournirais pas dans ces lignes.

Démarche partisane ?

Non, pas vraiment. Au risque de me répéter, je ne suis encarté nulle part. J'aurais aimé que l'UDF soit moins frileuse dans sa démarche pour bouleverser un peu la donne politique. Mais force est de constater que l'esprit n'a pas été respecté. Et pourtant je ne sous-entend pas qu'il n'y ait pas les compétences à l'UDF susceptibles d'être force de propositions intéressantes. J'en déduis donc, à eux de prouver l'inverse, qu'il y a eu retenue politique et j'en veux pour preuve certains de leurs articles qui ne changent rien, mais strictement rien et demeurent accroché à cette vieille Vème République qui cause tant de malaises dans notre société. A un élève on aurait pu lui conseiller de reprendre sa copie et de refaire le boulot.

Mode opératoire et rappels

Je vais reprendre point par point en vous soumettant la version originale de chaque «camp». Chacun sera donc libre de comprendre en son âme et conscience et de noter les différences. J'apposerai mes propres commentaires et chacun(e) sera libre d'ouvrir le débat.
Dans les extraits livrés, les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Préambule

Version UDF

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.

Version C6R

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004, et reconnaît aux textes susvisés une pleine valeur constitutionnelle.
Dans le respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la France défend au plan international les principes et les valeurs proclamés à l'alinéa précédent. Elle oeuvre pour la paix et à la coopération entre les nations.

Bon, le 1er paragraphe est presque identique je vous l'accorde. Mais le second a le mérite d'être présent bien qu'il semblerait évident vu comme ça. D'un point de vu légal il a le mérite de recadrer toute loi susceptible de prendre une direction différente à ces principes fondamentaux.
Voilà, c'était le préambule. Viendront les articles suivants qui pour certains je vous l'assure comportent des différences de taille. C'était donc une mise en jambe nécessaire avant de continuer.
Par Fred
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Mardi 10 octobre 2006
omme promis, nous continuons notre découverte des deux textes. Pour celles ou ceux qui auraient loupé le début : cliquez sur la rubrique 6ème République pour retrouver tous les posts qui traitent de ce sujet.

Nous allons aborder aujourd'hui la suite du Préambule et notamment l'Article 1, dans lequel vous pourrez constater un début de différence de propos et d'esprit entre «les deux formules».

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Préambule - Article 1

Version UDF :

La France est une République indivisible. Elle participe à la construction de l'Europe et contribue aux efforts des Nations unies en faveur de la paix et du développement.
La République est décentralisée, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction. Elle respecte toutes les croyances. Elle assure le respect de la vie privée et la dignité de la personne. Elle garantit l’exercice des libertés locales et contribue à l’équité et à l’équilibre financier entre les territoires. Elle garantit l’exercice de la démocratie sociale.

Version C6R :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Elle combat toute discrimination fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle, l’origine ethnique ou sociale, les caractères physiques et les convictions. Elle respecte toutes les croyances.
L’organisation de la République est décentralisée. Elle reconnaît les intérêt propres et la spécificité des collectivités territoriales d’outre-mer.

La C6R note clairement dans la constitution le combat contre toute forme de discrimination. Et Dieu sait si malgré les déclarations de bonnes intentions l’égalité, par exemple, entre les hommes et les femmes est encore loin d’être acquise. On pourra regretter que la version UDF ne précise pas cela aussi clairement. C’est pour moi une différence de taille. Ce faisant le texte d’Arnaud Montebourg et de Bastien François me semble aller beaucoup plus loin dans la détermination de la République à vouloir lutter contre ce fléau de nos sociétés. Enfin, dans les deux cas, la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’est pas remise en question.

Demain, nous aborderons les questions européennes. Et même si la version UDF l'aborde timidement dans cet article, la C6R quant à elle y consacre le prochain article intégralement. C'est d'ailleurs sur l'Europe que certaines différences notables de point de vue vont surgir.
Par Fred
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Mercredi 11 octobre 2006
omme promis, nous continuons notre découverte des deux textes. Pour celles ou ceux qui auraient loupé le début : cliquez sur la rubrique 6ème République pour retrouver tous les posts qui traitent de ce sujet.

Nous allons aborder aujourd'hui la suite du Préambule et notamment l'Article 2, pour lequel il n'y a pas d'équivalent dans la version UDF.

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Préambule - Article 2

Version UDF :

La version UDF s'arrête à l'article 1. Il y a d'autres articles parlant de l'europe mais aucun n'est aussi explicitement présenté.

Version C6R :


La France participe aux Communautés européennes et à l’Union européenne constituée d’Etats qui ont choisi librement, en vertu des traités qui les ont institués, d’exercer en commun certaines de leurs compétences.
Dans ce cadre elle consent aux transferts de souveraineté nécessaire à la mise en œuvre de ces traités.

La C6R note clairement dans la constitution le caractère de l'engagement européen et ce dès le deuxième article. Nous reviendrons plus loin sur différents aspects où il existe des différences notables de point de vue et notamment le droit de vote. Demain nous aborderons le chapitre de la Souveraineté.

Vous pouvez télécharger le projet UDF en cliquant sur ce lien (Fichier PDF, taille : 70K )

Par Fred
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Jeudi 12 octobre 2006
omme promis, nous continuons notre découverte des deux textes. Pour celles ou ceux qui auraient loupé le début : cliquez sur la rubrique 6ème République pour retrouver tous les posts qui traitent de ce sujet.

Nous allons aborder aujourd'hui le Titre 1er "De la souveraineté" et donc l'article 3. Bonne lecture et bon débat.

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Titre 1er- De la souveraineté - Article 3

Version UDF :

Article 2 (vu le décalage d'un article sur le préambule)
La langue de la République est le français, dans le respect des langues régionales qui font partie de son patrimoine.
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est la « Marseillaise ».
La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Version C6R :


La langue de la République est le français.
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu blanc rouge.
L'hymne national est la «Marseillaise».
La devise de la République est «Liberté, Egalité, Fraternité».
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

L'UDF apporte la précision du respect des langues régionales. C'est pour moi un bon point dans le sens où si la République est une et indivisible elle se doit aussi de respecter les particularités, son patrimoine et sa mémoire tant, bien sur, que cela ne met pas en péril la Nation elle-même. Gageons que cet oubli de la C6R sera réparé dans une future version.
Demain nous aborderons un point délicat : le suffrage et les électeurs. Et là, les choses vont un peu se compliquer. Promis.


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Par Fred
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Vendredi 13 octobre 2006
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Nous allons aborder aujourd'hui le Titre 1er "De la souveraineté" et donc l'article 4, où il sera question notamment du droit de vote. Bonne lecture et bon débat.

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Titre 1er- De la souveraineté - Article 4

Version UDF :

Article 3 (vu le décalage d'un article sur le préambule)
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret. Les modes de scrutin assurent la représentation pluraliste des opinions et des territoires.
Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les citoyens de nationalité française, majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.

Version C6R :

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Auncune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect. Il est toujours universel, égal et secret.
Sont électeurs, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissants de leurs droits civils et politiques.
Dans les conditions fixées par la loi, les résidents sur le territoire national qui n'ont pas la nationalité française sont électeurs et éligibles aux élections locales ; les citoyens de l'Union Européenne résidant en France le sont également aux élections européennes.
La loi détermine un statut pour les élus. Elle favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et fonctions électives.


L'UDF apporte une précision sur le mode d'élection qui doit selon elle être représentatif. Sous-entendu il n'y a que le vote à la proportionnelle intégrale qui puisse apporter une représentativité des courants dans ce pays. C'est un point que je partage car il est logique que tous les citoyens puissent avoir une chance égale d'être représentés. Alors effectivement le FN risque d'être lui aussi représenté mais ... proportionnellement bien sur. Et je rejoins François Bayrou aussi sur ce point : il n'y a que la démocratie et son expression la plus juste qui puisse balayer les extrêmes en leur offrant la possibilité de s'exprimer. Partout où règne des démocraties de ce type, aucun extrême ne devient représentatif dans un durée suffisamment longue pour mettre une nation en péril. Et puis évidemment cela obligerait des partis à composer avec l'adversaire d'hier afin de dégager des majorités. Or, l'union des talents qu'ils soient de gauche ou de droite pourvu que les problèmes avancent, personnellement je n'y verrais aucun inconvénient.

Quant à la C6R qui elle ne parle pas de ce mode de scrutin, et c'est bien dommage elle apporte néanmoins un plus dans l'intégration des citoyens non français en leur donnant le droit de vote et le droit d'être élus aux municipales.

Voilà deux points essentiels où les deux tendances auraient pu se rejoindre tant vous pourrez le constater la frontière est infime. Personnellement je fusionnerai les deux articles sans aucun problème. Mais cela est un autre débat.

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Par Fred
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Dimanche 15 octobre 2006
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Nous allons aborder aujourd'hui le Titre 1er "De la souveraineté" et donc l'article 5, où il sera question notamment du respect de la démocratie et des libertés fondamentales. Bonne lecture et bon débat.

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Titre 1er- De la souveraineté - Article 5

Version UDF :

Article 4 (vu le décalage d'un article sur le préambule)
Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils respectent les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ainsi que les lois de la République.
Ils contribuent à la mise en oeuvre du principe énoncé au dernier alinéa de l'article 3 dans les conditions déterminées par la loi.
L’Etat assure et garantit, dans le respect du pluralisme et de la séparation des pouvoirs, le financement des campagnes électorales et des activités des partis et groupements politiques. Il assure le respect des principes d’égalité et de libre information des citoyens dans les consultations électorales.

Version C6R :

Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activitité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, la démocratie et les libertés fondamentales.
Ils contribuent à la mise en oeuvre du principe énoncé au dernier alinéa de l'article 4 dans les conditions déterminés par la loi.

Encore une fois, l'UDF apporte une précision sur la séparation des pouvoirs mais cela sera repris plus loin, dans l'esprit, par la C6R. Et ce, peut être d'une façon plus claire.
L'article de la C6R est plus global. Enfin, les deux versions apportent quelque chose d'essentiel : les partis doivent non seulement respecter la démocratie mais aussi les libertés fondamentales. Dans les deux cas, l'esprit est d'offrir à la 6ème République les moyens de se défendre contre tout atteinte des partis politiques à ces deux valeurs.

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Par Fred
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Lundi 16 octobre 2006
omme promis, nous continuons notre découverte des deux textes. Pour celles ou ceux qui auraient loupé le début : cliquez sur la rubrique 6ème République pour retrouver tous les posts qui traitent de ce sujet.

Nous allons aborder aujourd'hui le Titre 2 "Du pouvoir exécutif" et donc l'article 6, où il sera question notamment du rôle du Président de la République. Bonne lecture et bon débat.

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Titre 2- Le Président de la République - Article 6

Version UDF :

Article 5 (vu le décalage d'un article sur le préambule)
Le Président de la République veille au respect de la Constitution et assure la continuité de l'Etat.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.
Il détermine et conduit la politique de la Nation.

Version C6R :

Le Président de la République veille au respect de la Consitution, des libertés et droits fondamentaux. Il assure, par son arbitrage et dans l'exercice de ses compétences, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.

Il est le garant de l'unité de la Nation, de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.

Il est garant de l'indépendance de la justice. Il est assisté par le Conseil supérieur de la justice.

Il prête publiquement le serment de respecter la Constitution de la République devant la Cour consitutionnelle.

C'est à partir de ces articles qu"il apparaît comme évident que l'UDF n'a pas été aussi loin et n'est d'ailleurs pas très claire quant à sa position. Elle veut une 6ème République mais garde le ver au fond du fruit : un Président possédant encore trop de pouvoirs.

La C6R quant à elle innove et pose, pour moi, les fondations d'un vrai changement en réformant le statut du Président. Ainsi il n'est plus ce monarque omnipotent qui peut seul décider de faire et défaire les lois comme bon lui semble.
Il conserve cependant son rôle de gardien de la Constitution et un certain nombre de responsabilités qui justifient son élection au suffrage universel direct comme il en sera question dans l'article 7. D'autres articles (une bonne quinzaine) viendront pour clarifier plus finement son rôle et notamment sa responsabilité qui, grande nouveauté, peut être engagée. 
Il préside le Conseil supérieur de la Justice (nouvel organe introduit par la 6ème République).
De sa propre initiative ou comme porteur d'une requête formulée par le peuple (article 12 et 37) il peut demander au 1er Ministre le vote d'une loi par référendum. Il nomme le 1er Ministre (article 9) mais sans pouvoir le choisir selon son bon plaisir ni le révoquer pour les mêmes raisons. Il doit le choisir en tenant compte des élections législatives, il devra donc désigner le leader de la coalition victorieuse à ces élections.

C'est à partir de maintenant, vous l'aurez compris que l'Esprit de la 6ème République va être de plus en plus explicite pour se démarquer d'une façon radicale de cette vieille Vème...

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Par Fred
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Mardi 17 octobre 2006
omme promis, nous continuons notre découverte des deux textes. Pour celles ou ceux qui auraient loupé le début : cliquez sur la rubrique 6ème République pour retrouver tous les posts qui traitent de ce sujet.

Nous allons aborder aujourd'hui le Titre 2 "Du pouvoir exécutif" et donc l'article 7, où il sera question notamment du rôle du Président de la République. Bonne lecture et bon débat.

Rappel

Les passages en gras désignent des changements profonds avec le texte existant de la Vème République tels que les auteurs respectifs ont bien voulu les faire ressortir. Il ne s'agit donc pas d'une mise en avant faite par mes soins.

Titre 2- Le Président de la République - Article 7

Version UDF :

Article 6 (vu le décalage d'un article sur le préambule)
Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il ne peut exercer plus de deux mandats successifs.
Les modalités d'application du présent article sont fixées par une loi organique.

Version C6R :

Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Son mandat n'est pas renouvelable.

Les modalités d'application du présent article sont fixées par une loi organique.

Voilà d'un côté l'UDF qui nous propose d'en prendre pour 2x5ans éventuellement et de l'autre la C6R qui ne propose que le septennat non renouvelable.
Je pencherais plutôt pour cette dernière formule afin qu'on évite le carriérisme comme c'est le cas actuellement. D'un autre côté cela va dans le sens de l'Esprit de la 6ème République où il  est question d'instaurer une dynamique de renouvellement des acteurs politiques. Cela est essentiel, à mon avis, à la vie d'une Nation et à l'implication de ses citoyens.

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Par Fred
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