
oilà qui augure mal du "rassemblement" voulu par Ségolène Royal lors de son discours de rentrée à Frangy-en-Bresse: pressés lundi par le N°2 du PS et "ségoliste" François Rebsamen de se retirer de la course à l'investiture du PS pour la présidentielle pour laisser le champ libre à la favorite des sondages, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn sont sortis de leurs gonds pour dénoncer une "fatwa".
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J'appelle Dominique et Jack à se retirer", invite le N°2 du PS dans "Le Parisien" lundi. Ils ont certes "un rôle important à jouer demain", mais "la mieux placée c'est Ségolène Royal", assène-t-il. Quant à Lionel Jospin, qui s'est exprimé dans l'après-midi sur la crise au Liban lors d'un colloque à Santander (Espagne), "je ne pense pas qu'il soit aujourd'hui le recours", tranche M. Rebsamen.
Des propos qui ont mis le feu aux poudres, au lendemain de la rentrée très médiatisée de la probable candidate et alors que les "éléphants" se retrouvent vendredi à La Rochelle en université d'été. Déterminés à se présenter, Jack Lang et "DSK" ont aussitôt dénoncé des "pressions", alors même que la période de dépôt des candidatures au PS n'a pas démarré (du 28 septembre au 3 octobre).
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Nous ne sommes pas des toutous auxquels sur un coup de sifflet l'on pourrait intimer l'ordre de rentrer au chenil. L'injonction caporaliste n'est pas nécessairement la meilleure méthode pour favoriser le nécessaire rassemblement des socialistes", s'est indigné
Jack Lang dans un courrier adressé lundi au patron du PS François Hollande, dénonçant une "
fatwa à l'égard de camarades".
François Rebsamen "
a dépassé la ligne jaune! On est dans un parti qui devient presque totalitaire", s'est alarmée Michèle Sabban, proche de "DSK". Elle comptait défendre mardi soir une "motion d'ordre" lors du bureau national de rentrée du PS pour exiger de François Hollande que son N°2 "
retire sa déclaration publiquement". Pas visés par les propos de M. Rebsamen, les fabiusiens l'ont également soupçonné de vouloir "contourner les militants", qui éliront le candidat du PS les 16 et 23 novembre.
Sommé de rétablir l'équité entre les présidentiables face à une "privatisation" du parti en faveur de sa compagne, François Hollande est resté muet. Son directeur de cabinet, Stéphane Le Foll, a mollement pris ses distances avec M. Rebsamen en souhaitant que la compétition interne se déroule dans la "sérénité". Pour autant, "il serait souhaitable qu'il y ait moins de candidats", a-t-il glissé.
Début juillet, François Hollande avait, il est vrai, évoqué l'idée d'un sommet réunissant les présidentiables du PS fin septembre pour opérer une "décantation". Le Premier secrétaire du PS reste lui-même discret sur ses intentions présidentielles.
De nouveau au coeur des critiques de ses rivaux, Ségolène Royal n'en reste pas moins en pole position dans les sondages à moins de trois mois du vote des militants socialistes. Selon une enquête CSA publiée lundi,
54% des Français jugent qu'elle serait la meilleure candidate du PS, soit 12 points de plus que fin juin. Selon un autre sondage publié dimanche par "Ouest-France", elle serait même la seule socialiste capable de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, avec
55% contre 42% pour le président de l'UMP.
Aussi les ténors de l'UMP ont-ils sorti les canons lundi pour dénoncer la "vacuité" de son discours de Frangy-en-Bresse. "
Avec Mme Royal, on a un peu trop souvent le sentiment qu'on a l'image sans le son", a raillé la porte-parole du parti Valérie Pécresse. C'était un "
discours fourre-tout et inconsistant", a balayé le chef des députés UMP Bernard Accoyer. "
A croire que (son) projet pour la France a été volé la semaine dernière lors du cambriolage de son domicile", a même grincé le député sarkozyste Yves Jego...
[Source Article | AP][Legende Image | Dites le donc avec des fleurs !]
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