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La République

Samedi 24 juin 2006
ADP L'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, principal employeur du triangle 93,95,77 avec 80.000 emplois directs, a fait l'objet il n'y a pas très longtemps d'accusations de repère d'Al-Qaida. Il est vrai critiqué pour les mesures de sécurités parfois jugées insuffisantes, il est tout de même à noter qu'aucun incident notoire n'est survenu qui pourrait corroborer cette thèse... de campagne.

Nicolas Sarkozy avait promis des mesures de renforcement, les choses sont en cours. Ainsi, l'accès à ce bassin d'emplois se ferment aux jeunes du département "connus des services de police".

Bon, jusque là on pourrait dire que c'est le principe de précaution, si ce n'est que pour la plupart ces jeunes n'ont jamais été condamnés. Leur présence dans les fichiers de la police et de la gendarmerie (pour des fait n'ayant entraîné aucune condamnation ou bien une relaxe pur et simple) est un critère du refus de leur délivrer un pass d'accès aux zones réservées de l'aéroport et donc in extenso à l'emploi tout court puisque cela conditionne 80% des offres.

Voilà un cap est encore franchis pour nous rapprocher des théories Lepénistes avec toute l'hypocrisie et la lâcheté dont les pouvoirs publics savent faire preuve face à de telle pratiques.

Il y a quelques jours, M. Sarkozy «fustigeait» hypocritement les patrons voyous. Pendant ce temps certains engrangent des primes en tous genres sans aucune décence ni pour leurs salariés ni pour les actionnaires. Des élus, tapent allègrement dans la caisse, certains sont condamnés mais on ne les empêchent pas de travailler voir de se représenter devant les électeurs - qui pour certains ont la mémoire courte - voir de se faire réélire.
Comment donc expliquer à ces gens qu'on les sacrifie à des fins électorales avec des prétextes fallacieux ? Comment espérer les voir s'intégrer dans une société qui leur ferme toutes les portes ? Comment in extenso espérer vaincre la délinquance dans de telles conditions ?
Nous sommes face à plusieurs violations des droits de l'Homme et notamment de l'article 23 et personne dans les milieux politiques ne réagit. Scandaleux.

Par Fred
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Mercredi 28 juin 2006
Nicolas Sarkozy « Pas question de dire à toutes les familles des enfants scolarisés 'voilà vous êtes régularisées'. Ce serait irresponsable et reviendrait à créer une nouvelle filière d'immigration légale que plus personne ne pourrait maîtriser » a déclaré Nicolas Sarkozy au sujet des enfants sans papiers scolarisés en France. Source le Monde.

Mr Sarkozy, premièrement si la scolarisation en France est une filière d'immigration c'est votre boulot en collaboration avec le Ministère de l'Education Nationale de faire quelque chose ... en amont. Deuxièmement, tout le monde parle des enfants scolarisés en ce moment en France, ceux que vous allez expulser à la fin de ce mois, pas de ceux qui sont encore dans leur pays !

Je trouverais pour ma part irresponsable qu'après avoir toléré la scolarisation d'enfants la République ne veuille plus assumer ses propres responsabilités.

Que penser d'un pays - dont Mr Chirac rappelait il y a quelques jours qu'il n'était pas sur la voie du déclin - qui  défend d'un côté certains principes universels et ne les respectent pas dans la tempête de l'enjeu politique ?

Mr Chirac
a rappelé qu'il était le Président de tous les français, soyez donc vous aussi un Ministre de tous les Français. Si les Sans-Papiers doivent assumer leur intégration, assumons aussi de notre côté nos responsabilités en prenant des décisions humaines et réalistes.

Ainsi, vous savez pertinemment que les conditions à leur maintien que vous posez placent la barre trop haut. C'est à la fois hypocrite et grotesque, car vous savez pertinemment que pour la quasi totalité des cas,  ces conditions ne pourront être satisfaites. Certes, cela reste cohérent avec votre vision des choses, pas celle des Français, vous vous trompez.

Il eut été ainsi plus juste de poser des conditions de suivi d'intégration en lien avec l'Education Nationale, tout en donnant une chance à des enfants que l'Ecole de la République a su déjà accueillir sans discrimination.

De même que les enfants ne naissent pas par le fondement, on ne négocie pas leur avenir sur l'échelle dérisoire de quelques poignées d'euros pour satisfaire un besoin politique.


Par Fred
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Jeudi 29 juin 2006
Arno Klarsfeld Voilà, pour les sans papiers et leurs enfants, Nicolas nomme un médiateur (Source Le Monde). Et de nous écrire, du bout de la plume, le nom du fameux élu... Arno Klarsfeld.

Kicéça ? Ahhh la bio de l'élu est intéressante, et le personnage aussi. Pour servir de médiateur on aurait pu prendre Jean-Marie cela aurait été passionnant de le voir s'investir dans une cause humanitaire.

Bref, Arno Klarsfeld vous devez savoir qui c'est ? Non, vraiment. On l'a vu à la télé chez le royaliste du samedi soir où il n'a pas été très fameux d'ailleurs. Normal que vous l'ayez oublié à l'issue de cette piètre prestation. Non vous devez vous en souvenir pour d'autres raisons ! Bon aller, je vous dis. Eh bien parce qu'Arno Klarsfeld a déjà été nommé cette année par Nicolas Sarkozy pour s'occuper d'une autre mission. (Ca vous revient). Vous savez celle sur le côté positif de la colonisation. Ah voilà, vous vous souvenez au moins de cela.

Donc, je reprendrais partiellement les mêmes remarques sur le choix judicieux de Nicolas Sarkozy d'avoir mis un copain avocat sur le coup.

A l'époque, au sujet des bienfaits de la colonisation, Arno Klarsfeld avait ce genre de petite phrase (extraite d'une interview donnée au journal Le Monde du 30/08/2005) qui a défaut de respirer l'Humanisme, nous révèle un peu le personnage lorsqu'on lui parle du retrait des troupes israélienne de Gaza :

« On parle  de colonisation mais les israéliens tirent-ils des revenus des matières premières extraites d'une terre par des autochtones exploités, comme la France le faisait en Algérie ou en Nouvelle Calédonie, l'Angleterre aux Indes et les portugais en Angola ? »


Il faut dire que M. Arno Klarsfeld était garde-frontières en 2003 dans l'armée israélienne et a participé à l'occupation illégale des territoires palestiniens. Les mouvements de populations et accessoirement les exclusions font parti d'un domaine qu'il connait bien. Nous pouvons donc être tout à fait confiants sur le rôle de médiation qu'il risque de jouer dans les prochains jours.

Tout aussi confiant que l'entourage du Ministre qui déclare au Monde :

"Dans cette affaire, il peut y avoir des dialogues de sourds, des difficultés de compréhension. Le médiateur permettra d'avoir une voix qui ait la crédibilité d'un regard extérieur".


Je suis confiant, il est crédible. Je suis confiant, il est crédible. Je suis confiant, il est crédible... zzzzzzzzzzzzzzzz.


 

 

Par Fred
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Vendredi 30 juin 2006
HALDE Vous êtes victime de discrimination liée à vos origines, votre sexe, votre âge, votre handicap etc. : vous pouvez saisir la HALDE. Koi't's ? La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité.

Sinon, pour se tenir informé(e) vous retrouverez sur leur site des fiches pratiques, des rapports, bref une mine d'informations et un guide des démarches à engager au cas où ...


Bilan annuel

La HALDE, en la personne de son Président Louis Schweitzer, rendait compte le 02 mai dernier de son premier bilan annuel au Chef de l'Etat qui avait décidé de sa création en octobre 2002.

Résultats  :
2000
cas de discrimination recensés avec une tendance très forte à la hausse.
40 plaintes ont été transmises au Procureur de la République.

50% des cas représentent des discriminations à l'emploi.


Espérons que l'humanisme de Louis Schweitzer couplé à sa méthode de prévention avec les entreprises portent leurs fruits et ne s'enlisent pas dans le débat politico-mediatico-électoral des mois à venir.

Par Fred
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Mercredi 5 juillet 2006
Parité hommes-femmes Depuis 3 ans, la part des femmes participant au conseil d'administration dans les 150 principales entreprises françaises oscille entre 5,7 et 5,9 %. Malheureusement, la loi du 23/02/2006 imposant un maximum de 80% de représentants du même sexe dans les conseils, malgré un délai de 5 ans octroyé aux entreprises pour s'y conformer a été rejeté par le Conseil Constitutionnel.

En parallèle à cela, conformément aux souhaits de M. Chirac qui déclarait en début d'année : « Je souhaite que soit instituée une obligation de parité dans les exécutifs communaux de plus de 3 500 habitants, dans les exécutifs régionaux, ainsi que dans la désignation des délégués aux structures intercommunales », le Conseil d'Etat doit valider un projet de loi allant dans ce sens d'ici au 14 juillet prochain. Ainsi, si un certain pourcentage de femme est présent dans un conseil régional, il serait fait obligation d'avoir le même taux au sein de l'exécutif de la région.

Un grand pas à franchir

Si une petite consolation, par exemple, est de pouvoir constater que certains partis politiques se voient infliger des amendes assez lourdes (4,3M d'euros pour l'UMP / 1,6M d'euros pour le PS) il reste tout de même beaucoup de chemin à parcourir.
Les sanctions ne suffisent pas. Les mentalités devraient encore évoluer et pour cela il faut briser les tabous autant dans les entreprises que dans les partis politiques. C'est probablement à ce prix, en donnant l'exemple à l'ensemble de la nation, que ces derniers se verront à leur tour brisés à tous les niveaux de la société.
Par Fred
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Vendredi 7 juillet 2006
Nicolas Sarkozy « Il n'y a pas un pays qui considère qu'on doive donner des papiers définitivement parce qu'un enfant est inscrit à l'école (...) La régularisation massive et totale a conduit aux catastrophes que nous connaissons aujourd'hui. Les socialistes l'ont pratiquée à quatre reprises dans les vingt dernières années, ça n'a rien résolu, ça a aggravé le problème ».

Lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. C'est bien connu. Après avoir créé les conditions à gauche comme à droite pour avoir le cocktail explosif que l'on connait, il est facile de vouloir mettre tout le monde dehors. En attendant, l'Espagne, l'Italie et même les Etats-Unis ont régularisé massivement (ces derniers ont pourtant adopté une attitude hyper dure). Leurs pays respectifs ne sont pas à feu et à sang. Leur croissance est meilleure que la nôtre.

C'est marrant comment nos gouvernants peuvent prendre exemple à l'extérieur lorsque cela les arrange et faire strictement l'inverse quelques secondes après. Ca me rappelle un débat sur A2 il y a quelques années entre M. Sarkozy et M. Megret où ce dernier s'était fait massacrer par un républicain forcené. Alors peut être que M. Sarkozy a un fond humaniste (c'est ce que certains crétins tentent de nous faire croire ces derniers jours) mais si c'était au fond du pantalon ce dernier aurait besoin d'être raccommodé... Ca me rappelle d'ailleurs une chanson de Dutronc où il est justement question de veste et de pantalon. En langage moderne, on appelle cela surfer sur la vague. J'aime mieux les paroles de Dutronc, elles sont tellement d'actualité.
Par Fred
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Vendredi 7 juillet 2006
Nicolas Sarkozy Il s'appelle Abdallah Boujraf, il est marocain, il a dix neuf ans. Il venait d'obtenir son CAP de peinture et souhaitait poursuivre ses études pour obtenir un Bac Pro via un BEP. Seulement voilà, il ne rentre pas dans les critères fixés. Il vient donc d'être raccompagné ce matin à 4h00 vers son pays d'origine.

En attendant, une cinquantaine de sans-papiers se sont réfugiés dans la permanence de M. Arno Klarsfeld le médiateur nommé par Nicolas Sarkozy, lui demandant son aide pour leur régularisation.

Naïveté du désespoir ? Voici ce que M. Klarsfeld leur a répondu : « Pour ceux qui sont célibataires et qui n'ont pas de papiers, la politique de la France, c'est la politique de la France, ce n'est pas moi qui la fixe. Je ne vois pas pourquoi la France serait le seul pays qui aurait des frontières ouvertes. »

A ces pauvres gens je déconseillerais aussi les Eglises. Ca ne marche plus depuis le Moyen-Age. Par contre, occuper le bureau d'un avocat c'est facheux (...) mais pourquoi pas, ça pourrait marcher. Souhaitons que cette démarche soit traitée avec un minimum de charité chrétienne.
Par Fred
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Vendredi 14 juillet 2006
Réseau Education Sans Frontières

Le cap des 100.000 signatures est franchi.


Pendant ce temps des explusions sont encore à venir. Après celle d' Abdallah, ce sera peut être le tour d'Aminata, d'Ali, de Kajithan et de sa mère. Quand tout cela va-t-il s'arrêter ?



100.000 signatures c'est déjà quelque chose. Il en faut plus encore pour que ce gouvernement prenne la mesure de ce que le peuple français n'est pas constitué de Vichyistes croisés avec des moutons de panurge... ou de simples veaux pour reprendre l'expression consacrée.

Aussi, pour les retardataires vous pourrez remplir votre devoir de Républicain en cliquant sur l'icône prévue à cet effet dans la partie gauche de ce site. Rappelez-vous qu'aujourd'hui c'est le 14 juillet et que le symbole n'est pas dans le défilé débile que vous pourrez voir à la télé. Il est dans la Constitution et les Droits de l'Homme. C'est cela qui a fait notre Nation.

Par Fred
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Samedi 15 juillet 2006
Waza Le journal Le Monde titre "Pour son dernier 14-Juillet, Jacques Chirac entend rester sur le terrain de l'action" suite à l'interview d'hier.

Ce n'est pas l'heure du bilan déclare Jacques Chirac. Et d'y aller du discours maintenant bien rôdé de : "...l'année à finir durant laquelle personne n'a le droit de s'affranchir de la tâche à réaliser..."

Et si ce n'était pas le dernier 14 juillet de Jacques Chirac?

Si les évènements prenaient une toute autre tournure ? Si finalement à droite il n'y avait pas de meilleur candidat que lui ? Bref si l'on s'orientait à nouveau vers un mois d'Avril 2002 ?
Vous je ne sais pas mais pour ma part, j'ai l'impression depuis quelques semaines qu'il ne dirait pas non pour rempiler. Vous pensez qu'il est fini ? Beaucoup de gens le pensent depuis une vingtaine d'années. C'est son côté outsider. Alors que Jacques Chirac c'est le spécialiste des traversées du désert. Certes je peux me tromper mais avec 47% de personnes qui jugent que ses mandats ont été utiles pour le pays, avec 5% d'opinion favorable en plus depuis un mois (27%),  le "Chi" se prend peut être à rêver d'un deuxième quinquennat ? C'est petit crotte qui devrait enrager...



 
Par Fred
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Lundi 17 juillet 2006
Le Pen "En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés". Jean-Marie Le Pen

Le simple fait de détourner le contexte en ignorant toutes les horreurs au cours duquel elles se sont déroulées et lâcher de façon anodine une telle affirmation prouve malheureusement qu'il y a encore des « hommes politiques » capables de PENSER de telles choses. Cela relève pour moi de la trahison. D'abord trahison envers ceux qui ont subi des actes de torture, la déportation et ce quelle que fut leur confession politique ou religieuse et donc in extenso envers la République elle-même. Pour moi, le tribunal correctionnel n'est donc pas compétent.

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Le poids des mots

Si M. Le Pen juge qu'effectivement faire subir à un adolescent de 15 ans, ayant des papiers en règle et rien à se reprocher, la baignoire et la gégène dans la foulée uniquement pour obtenir des aveux de sa soeur, enceinte, sur la cachette de son mari évadé est une bavure alors que doit signifier pour lui le mot torture ?

Lorsqu'une puissance occupante pille un pays tout entier laissant à la population le strict minimum pour survivre, qu'elle déporte à tour de bras sur la base de dénonciations fallacieuses pour mieux entretenir un climat de suspicion général et faire appel ainsi à tout ce qu'il y a de plus vil dans l'être humain, les bavures seraient alors impossibles à éviter ? Finalement les victimes seraient perverses à ce point de tenter ces pauvres diables à commettre de telles horreurs ?

Alors si dans 550 000 km² les bavures sont inévitables qu'en est-il exactement des millions de km² occupés par le régime nazi durant la seconde guerre mondiale ? Ainsi le génocide ne serait-il finalement qu'une bavure à plus vaste échelle, tout n'étant qu'une question d'appréciation ? Un « détail » dans la grande épopée du IIIème Reich dont M. Le Pen semble être un nostalgique indécrottable ?

Ainsi le « du moins » nous rassure-t-il partiellement sur ce qui s'est passé dans notre patrie par rapport à d'autres, sans doute d'ailleurs à cause du dévouement du régime de Vichy à protéger la Nation toute entière ! Une autre façon encore de nier l'existence du « reste ». Ailleurs il ne sait pas, bavure ou autre, il ne sait désespérement pas et il ne veut surtout pas savoir... (des fois qu'il soit obligé d'admettre).
C'est quand même drôle pour un homme qui aurait des prétentions à la Présidence de la République d'être à la fois aussi nulle en histoire et en géopolitique, vous ne trouvez pas ?

Le procès

L'avocat de Jean-Marie Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, a estimé qu'il serait "très facile" d'assurer la défense de son client. Selon Me de Saint-Just, les propos de M. Le Pen n'étaient pas destinés à publication puisqu'ils ont été tenus avec le journaliste "dans une conversation à bâtons rompus", "sur le pas de la porte", après l'interview proprement dite.

L'avocat, par ailleurs membre du bureau politique du FN, a également estimé que sur le fond, ces propos n'étaient pas "assez forts" pour constituer les deux délits invoqués.

Pour rappel : d'une part la présentation «favorable» de la Gestapo en argumentant que «...C'est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour arrêter le massacre. On pourrait multiplier les anecdotes de ce type (...) », et d'autre part la contestation de crime contre l'humanité citée en haut de ce post.
Relativement à son exemple, je dirais à M. Le Pen que rien ne prouve qu'il ne s'agissait pas de FFI déguisés en civils (chacun sait qu'ils avaient des uniformes et la Gestapo aussi et qu'aucun FFI n'avait pu apprendre l'allemand à l'école) qui seraient intervenus au bon moment. Mais bon passons...

Ainsi, il serait possible de dire n'importe quoi sur le pas de la porte mais devant les médias ce serait autre chose. Ainsi, il serait possible d'enfreindre la loi à condition que les médias ne soient pas présents à ce moment là, et prétendre dans le pire des cas que la parole a dépassé la pensée ?...
 
En clair, si un jour je rencontrais M. Le Pen je pourrais (c'est du conditionnel bien sur) lui flanquer une bonne correction et ne rien enfreindre sous prétexte qu'il n'y a pas de caméras ? Mais moi je ne le ferai pas, car contrairement à ce type de vieillard qui n'hésite pas à taper une femme, je ne cogne pas sur des gens qui possède une carte vermeille. Ce serait un peu facile.

Dans cette affaire, une fois de plus, les juges apprécieront sans doute que leur capacité à apprécier la loi soit remise en question par un avocat d'extrême droite. A eux de jouer maintenant sur les mots pour faire apprécier à M. Le Pen et à son avocat la définition de bavure et génocide.

A défaut, il faudra attendre que le «réchauffement climatique» fasse son oeuvre ou que la corde finisse, enfin, par se rompre ...

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Par Fred
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