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Lectures

Mardi 11 juillet 2006
C'est l'été, les vacances pour certains. J'aime bien les lectures romanesques durant ces périodes de farniente. Aussi, pour ceux qui ne l'auraient pas lu je conseillerais cette saga de Jean AUEL. Certes, ce sera un peu long car la saga s'étale sur sept volumes, mais si vous accrochez alors vous risquez de trouver ça court. Et vous risquez d'accrocher tellement tout cela est bien écrit, captivant, que nos deux héros Ayla et Jondalar sont touchants par leur humanité.


Tome 1 - Le clan des ours des cavernes,
Tome 2 - La vallée des chevaux,
Tome 3 - Les chasseurs de mammouths,
Tome 4 - Le grand voyage (volume 1)
Tome 4 - Le retour d'Ayla (volume 2)
Tome 5 - Les refuges de pierres (volume 1)
Tome 5 - Les refuges de pierres (volume 2)

Pour ma part, je vais me replonger dedans.
Par Fred
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Dimanche 16 juillet 2006

Ziegler

Jean Ziegler est professeur de sociologie, député au parlement de la Confédération Helvétique, et surtout rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation.

Il est l'auteur du fameux rapport Ziegler censuré par GW Bush et ses acolytes parce qu'il révélait des choses trop gênantes pour certains sur le droit à l'alimentation des palestiniens dans les territoires occupés.

Ce livre qui parle de la mondialisation et surtout de ses méfaits est un livre riche à mains égards. Il explique le mal fait à ces pays du tiers monde par ces organisations telles que le FMI, la Banque Mondiale ou l'OMC. Il explique le combat des "petits" face aux grands. David contre Goliath. Le combat semble inégal et pourtant, des hommes et des femmes tentent de lutter. Critique des institutions internationales, des gouvernements des pays riches... C'est non seulement passionnant mais en plus vous risquez de ne plus regarder certaines choses de la même façon qu'avant sa lecture ! Bien qu'écrit en 2003, il est brûlant d'actualité et vous aidera donc à comprendre un certain nombre d'évènements qui se déroulent en ce moment. A acheter et à lire absolument !

Par Fred
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Mercredi 11 octobre 2006
nnoncé aujourd'hui, je me posai la question de savoir si le bouquin de François Bayrou allait être une bombe ou un recueil gentillonnais-gasconnais façon recueil culinaire de spécialité du Gers.

Donc, ce soir, en allant prendre la magnifique boîte de conserve "Tout alu" que la SNCF tente encore de nous convaincre d'appeler un train, je choppe Gare de Lyon le bouquin en question. 16 euros comme prévu. Un prix d'appel sans doute étudié pour que le plus grand nombre puisse se le procurer. Pas un truc à 25 euros, bref ça fait bouquin du pauvre sans faire livre de poche. Bon ce n'est pas une critique, juste que certaines personnes elles n'ont pas les 16 euros en question. Mais nous noterons l'effort pour un «pavé» de 253 pages.

Alors ?

Eh bien j'avoue être surpris - mais qu'à moitié - par le ton de notre révolutionnaire auto-proclamé en lutte contre le pouvoir politique, le pouvoir des médias, la bullocratie comme dit Kahn et ça dépasse la simple crise d'ado. Est-ce sincère ? Il faut l'espérer.

Ainsi, vous pensez bien que je n'ai pas avalé la totalité de l'ouvrage en 40mn de train. Mais un quart du bouquin suffit déjà à prendre la température. Eh bien sur, je ne peux m'empêcher de vous livrer un petit extrait histoire de vous mettre la puce à l'oreille, l'eau à la bouche, ou la moutarde vous monter au nez.

Extrait de l'Avant-propos

« ... Nous vivons dans une République qui a la forme de la démocratie, mais où le pouvoir est en réalité confisqué. Ceux qui le détiennent disposent, grâce à nos institutions d'ancien régime du monopole sans contrôle sur les puissants instruments de l'Etat, et, grâce à leur intimité avec les puissances économiques et médiatiques, de moyens considérables pour verrouiller la vie publique. Or ce verrouillage, que gouvernants et puissants croient à leur avantage, nuit à notre pays et au bout du compte leur nuit. Ils croient que le peuple français est un peuple sans importance. Ils se trompent.»
Par Fred
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Samedi 30 décembre 2006
e ne suis pas un féru de télévision. Bien souvent je ne regarde même pas le programme. Je laisse le soin à la tribu de passer l'info sur ce qu'il y a d'intéressant à voir. Pour une fois c'est bien fait pour moi. Si j'avais daigné ne serait-ce que consacrer une minute à ce torchon truffé de publicités, j'aurais pu voir qu'en ce soir de réveillon du 24 décembre, TF1 diffusait l'Odyssée Sibérienne.
Car si je ne suis pas passionné par ce que le grand-père d'un ami d'enfance avait pour habitude d'appeler la «boîte à gueules», je suis par contre un inconditionnel de Nicolas Vanier.

Aussi, le 25 décembre au matin, lors de la traditionnelle ouverture des cadeaux de ce brave Père Noël, quelle ne fut pas ma surprise puis mon ravissement de voir ce que «Maman Noël» avait bien pu glisser dans la hotte de ce dernier.

Si vous avez des cadeaux en retard, n'hésitez pas. Ce bouquin, que j'ai littéralement dévoré en trois soirées, est un ravissement tant par les images absolument magnifiques qu'il contient que par le récit de l'aventure qu'il retrace.

On y sent les tripes que Nicolas et son équipe ont mis dans cette expédition (je ne dirai pas exploit, il s'y refuse), tout l'amour qu'il voue à ses proches, à ses chiens, à la nature et à l'homme d'une façon générale. A la lecture de ce dernier, on ressent un homme avec ses forces, ses faiblesses, sa détermination, ses doutes. On y suit un homme et ses «petits chiens» qui forment une équipe formidable d'intelligence et de complicité, au travers de paysages dont la beauté est à couper le souffle. Et c'est ce tout, la démesure de cette aventure qui nous emmène, au fil des pages, à ne plus vouloir refermer l'ouvrage, à la dévorer, le grignoter, en espérant qu'il ne se termine jamais.

Pour la dernière «grosse» expédition de Nicolas Vanier, l'exploit - personnellement je ne refuse pas ce mot même si je comprends pourquoi il ne veut pas l'utiliser - est de taille. Après, c'est à dire à partir de maintenant il va se consacrer à autre chose. Et je préfère le citer pour ne pas déformer son propos :

« Je ne voyage plus comme autrefois, les yeux grands ouverts, émerveillé par les beautés du monde et ses grandes étendues blanches, car celles-ci ne sont plus tout à fait blanches. Depuis quelques années, la situation s'est tellement aggravée que partout j'ai constaté ces dégradations. En même temps que j'étais témoin d'un état planétaire déplorable et particulièrement alarmant dans le Grand Nord très fragile, je me suis rapproché de ceux qui savent et j'ai appris. Aujourd'hui, je ne voyage plus avec la même insouciance. Je sais combien la situation est grave et combien éphémère est cette vie, partout menacée. Bientôt mes rêves deviendront des cauchemars. La banquise sur laquelle j'ai eu tant plaisir à voyager aura fondu...
Au terme de ce grand projet, je veux consacrer ma vie à autre chose. J'ai la prétention de pouvoir être utile autrement. Je voudrais en quelque sorte rendre à la nature tout ce qu'elle m'a donné jusqu'ici... Je ne voyage plus pour mon simple plaisir et celui de le faire partager aux autres, mais avec une volonté affichée de montrer ce qui ne va pas et l'importance d'agir pour que les générations futures puissent voir des ours polaires autrement que sur un livre sous la rubrique 'animaux disparus'. »

Alors, pour tout cela, merci Nicolas, merci Gao, merci les autres «petits chiens», merci Thibaut Branquart pour les photos, merci à toute l'équipe de cette folle aventure. Et merci bien sur à cette Mère Noël à laquelle j'adresse mes plus gros bisous pour ce très beau cadeau.

Par Fred
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Mardi 15 mai 2007
e viens d'achever la relecture du roman de Denis Robert «La domination du monde» (Editeur : Julliard (26 janvier 2006, ISBN-13: 978-2260017073).

Vous n'avez rien compris à la «boîte noire», les affaires Clearstream sont pour vous aussi limpides qu'un bas relief de Memphis ?

Ce n'est pas votre faute, et cela se soigne. Ce livre est un excellent médicament qui va réhabituer petit à petit vos différents sens à se réveiller.

Le bon parcours est donc de commencer par cet ouvrage qui, bien qu'étant un roman où tous les noms ont été changés, vous inculquera les bases nécessaires à la compréhension du reste.

Après cela, si vous désirez en savoir plus, reportez-vous aux différents ouvrages de Denis Robert. En clair à la thérapie de choc. Accessoirement, l'auteur en a bien besoin.

Et puis, je ne peux m'empêcher de vous en «lire» un très court extrait car je trouve ce passage particulièrement symbolique du combat de Denis Robert.

«... Un homme seul et déterminé peut beaucoup, même face à une hydre à mille têtes. A force de le faire passer, le message finira par les atteindre. Et par les laminer.»

Par Fred
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