
Dans un article du
New York Times du 29 janvier 2006,
James E.Hansen climatologue travaillant pour
la Nasa expliquait à ce journal comment l'
administration Bush avait exercée des pressions sur la direction de la
Nasa pour que toutes les publications scientifiques soient soumises à l'approbation de cette dernière.
Bien entendu, la communauté scientifique n'avait nullement l'intention d'obtempérer aux injonctions présidentielles.
James Hansen s'était alors mis à dénoncer ces manoeuvres insidieuses destinées à museler ces hommes de renommée internationale pour éviter qu'ils ne publient certains résultats alarmants sur l'état de la planète.
Il est sur qu'après avoir balayé les accords de
Kyoto, géré de façon lamentable la catastrophe humanitaire dans les états du Sud,
G.W Bush n'avait pas envie de raviver la flamme à côté du baril de poudre...sur lequel il est toujours assis.
Seulement voilà, notre cher climatologue fait de la résistance active. Il doit avoir quelques gênes gaulois pour être aussi borné. Et il remet ça en publiant un article titré
«Global temparature change» et tire la sonnette d'alarme :
«Un réchauffement planétaire de plus de 1 °C, par rapport à l'an 2000, constituera un changement climatique dangereux.» Selon lui, la
période 2000-2005 et l'amélioration des mesures effacent les doutes des années 90 sur l'influence des émissions de gaz à effet de serre sur le climat. ,
«Le meilleur résumé est : un réchauffement planétaire lent, avec de grandes fluctuations, du début du siècle à 1975, suivi par un réchauffement rapide, à 0,2 °C par décennie».
L'année 2005 joue un grand rôle dans cette conviction. En l'absence d'El Niño dans le Pacifique et en période de minimum d'activité solaire, elle aurait dû faire partie des années froides... Elle détient pourtant le
record de chaleur depuis 1880, selon les thermomètres. Pis : les climatologues sont de plus en plus persuadés que les
deux dernières décennies sont les plus chaudes depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a 12 000 ans.
Quant à la répartition géographique du réchauffement plus fort aux pôles et moins sur les océans , elle correspond à celle que les scientifiques avaient prévue.
Ce changement est-il «dangereux» au point de justifier des mesures réduisant l'usage des combustibles fossiles (gaz, charbon, pétrole) ?
Oui, répondent Hansen et son équipe, en pointant deux des conséquences attendues : l'élévation du niveau de la mer et la diminution de la biodiversité, en raison des variations trop rapides des zones bioclimatiques.
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