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Mardi 1 juillet 2 01 /07 /Juil 22:11
l y a maintenant presque un an, je décidai de mettre fin à mes contributions sur ce blog. Je rassurerai certains en disant que ce post n’est pas un come back mais juste une petite mise au point, un petit clin d’œil à celles et ceux qui à cette époque fréquentaient ce blog et y déposaient parfois un précieux commentaire.

Depuis cet arrêt, beaucoup d'eau s’est écoulée sous les ponts. Si les bouleversements dont ma vie a fait l’objet m’ont fait mettre les deux genoux à terre, elle s’est pourtant reconstruite, lentement, sur des bases nouvelles. Le parcours fut dur, terrible même à certains moments, le doute – ce poison terrible qui s’insinue insidieusement dans chacune de nos cellules – m’a assaillit plus d’une fois provoquant nombre de découragements. Après cette période de reconstruction nécessaire, de remise en cause, de questions existentielles, j'ai alors entrepris de réveiller ce qui avait été trop longtemps enfouis au fond de moi, ce qui m’avait empêché d'être tout à fait moi-même. Telle m’apparut, sinon la solution à tous mes problèmes, la clé qui permettrait de m’accepter à nouveau pleinement et de me sortir de cet abîme.
Plusieurs axes se sont alors dégagés.
D’une part j’ai entrepris la réalisation d’une chose qui me tenait particulièrement à cœur : l’écriture d’un roman. Pour qui ? Oh finalement pas pour moi, mais pour mes quatre enfants. Pour quoi faire ? Leur léguer quelque chose de moi qui ne se résumerait pas à un simple inventaire présenté par une personne faussement affable le jour où j’aurai cassé ma pipe.

D’autre part, si j’ai été silencieux durant tout ce temps, je n’en ai pas moins observé le monde dans lequel nous vivons. Et si l’on devait faire le bilan de cette année qui vient de s’écouler, je vous dirais globalement que je ne suis pas plus surpris que vous ne devriez l’être vous-mêmes, que je m’y attendais et que tout cela est le déroulement logique d’un processus savamment orchestré. Le monarque s’est installé, a retrouvé une Marie-Antoinette sensée redorer son blason après l’abandon de la volage Joséphine ; le parlement est devenu une cour des miracles attendant qu’on s’adresse à elle pour faire sa figuration consensuelle exemplaire avant de retourner dans le silence et l’immobilisme qui la caractérisent si bien ; les journaux se consacrent aux seuls évènements qu’ils jugent susceptibles d’intéresser ce pays en servant ce reality show indécent de la vie quotidienne de la famille royale ; et nous assistons, subjugués, à cette grande mascarade tandis que le démantèlement de ce pays continue de plus bel traînant la République dans la boue avant de l’entraîner définitivement dans l’oubli.

Me serais-je résigné ? Non, bien entendu. Mais je suis las – et là encore pas du tout surpris – d’assister à l’allongement du tableau de chasse qui s’opère jour après jour de ce règne incongru. J’attends avec obstination que celles et ceux, quel que soit leur bord politique, qui ont une certaine idée de la République fassent bloc pour créer une crise parlementaire afin d’en finir avec cette plaisanterie d’un goût plus que douteux. Malheureusement parmi tous ces poltrons il n’en est pas un suffisamment fou ou honnête pour ouvrir le bal. Qu’on en retienne au moins la leçon !

Toutefois, aujourd’hui j’ai la conviction profonde que de chercher à résoudre ce « problème » d’une façon « technique » est illusoire, qu’il faut changer de méthode en attendant de changer de modèle, qu’il faut renouer au plus vite avec ce qui nous fait tous avancer, qu’au monarque omnipotent il faut opposer ce que nous avons sous les yeux tous les jours : l’humain. Car il est intéressant de constater en regardant l’Histoire que les grandes choses entreprises et accomplies par une Nation sont nées d’idées simples ou de faits en apparence anodins et que c’est le Peuple et non une élite qui en aura été à l’origine. Donc, à cette torpeur dans laquelle l’on voudrait nous voir plonger, il faut opposer la solidarité, la dynamique des idées et des initiatives populaires. Il faut que les politiques les appuient au lieu de s’en croire les porteurs uniques. Il faut parvenir à recréer ce climat fraternel que nos aïeux ont connu dans l’adversité et casser ces méthodes de balkanisation visant à marginaliser toute tentative de regroupement, à entraîner la peur de l’autre annihilant ainsi toute tentative de créer un contrepouvoir digne de ce nom. A la fourberie il faudra opposer l’intelligence et l’audace. Cette société en regorge mais elle l’a tout simplement oublié.

Pour les deux raisons principales que j’ai évoquées plus haut, je ne reprendrai pas ce blog. Cette aventure, comme je l’avais annoncé, est bien terminée. Une autre a démarré il y a peu en parallèle de laquelle je continue l’écriture de ce que j’ai commencé. Vous pourrez donc me retrouver pour celles et ceux que cela peut intéresser à l’adresse suivante : http://zirkadie.blogspot.com/
Autre temps, autre ton, autre objectif. Peut être à bientôt.
 
Par Fred - Publié dans : Blog
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Dimanche 29 juillet 7 29 /07 /Juil 00:51
Dans ce post, « Oligarchie mécanique », je réponds à « Dom des ménagères » pour son article « Vive la mécanique! ». Pourquoi le faire sur ce blog et non sur le sien ? Vu la longueur de la réponse… c’était le seul endroit possible.

Le truc en plus de Dom

Dom divise ses posts en deux parties : le sujet principal et à la fin une sous rubrique intitulée « Le truc en plus » où elle pousse généralement un coup de gueule, balance un truc humoristique qui n’a rien à voir avec le sujet principal. C’est une bonne façon de faire passer des choses. C’est délicieusement féminin. Voilà pourquoi les femmes gagneraient à faire de la politique si, bien sur, on leur en laissait la possibilité.

Donc, vous l’aurez compris, j’aime bien ce « truc en plus ». C’est original et toujours pertinent d’impertinence ( Ouf! celle-la j’ai réussi à la placer ). Je dois avouer, surtout ne lui répétez pas, que j’apprécie souvent plus ledit « truc en plus » que le sujet principal lui-même. Mais chuuuutttt… Elle pourrait se vexer. Et puis, accessoirement, je ne veux pas d’ennui avec « l’homme » ;-)

Dans ce « truc en plus » elle nous parle de l’omniprésence de Nicolas Sarkozy et des dictateurs africains dont Omar Bongo qui vient de remonter au top 50 des copains de toujours de son altesse. Simple technique sarkozienne...

Je la cite :
« Le truc en plus qui n'engage que moi : C'était déjà dans l'air depuis plusieurs semaines, mais là, c'est clair, plus moyen d'acheter un mag sans Sarko et sa suite dedans, Sarko et le tour de France, Sarko et les infirmières, Sarko en Lybie, .... VSD et Match ont visiblement succombé la Napoléonmania. On se croirait au Turkménistan, à quand les portraits de 25 mètres de haut sur les facades de nos immeubles ? […] »

Evidemment, la perche est tellement longue que « mécaniquement » je me sens obligé de lui répondre.

Retirons la moustache...

Leur modèle à tous. Quelqu'un qui avait déjà compris l'importance de l'image. Et qui fit retoucher (à l'époque) toutes les photos des grands maîtres à penser bolcheviques pour apparaître dessus alors qu'il ne se trouva jamais à ces endroits historiques en leur compagnie...

Une constante, un repère inaltérable : chaque résurgence de ce genre de personnage se bâtit systématiquement sur un mensonge, une ambiguïté qui implique une nation tout entière. Seul l'art et la manière changent, adaptés à la culture du pays qui va devenir la proie servant de tremplin pour la suite. En gros, comment s'y prendre pour couillonner son prochain, faire en sorte qu’il applaudisse et en redemande pour assouvir ses phantasmes. D’où cette question, en apparence toute simple, qui consiste à savoir si l'essentiel est dans le fond ou dans la forme ? ...

Le pouvoir corrompt l'esprit et le coeur des hommes. Malheureusement, c'est une drogue rarement dangereuse pour celui qui en dispose et en use (ou alors bien trop tardivement à mon goût) tandis qu’elle l'est assurément pour celles et ceux qui en subissent les effets.

La démocratie est-elle une utopie ?

Un jour viendra où l'on se rendra compte que la Démocratie n'existe pas, enfin pas de la façon dont les anciens interprétaient ce mot. Car au départ, la vraie Démocratie (du grec demos « peuple » et  kratos « souveraineté ») s'opposait à toute forme de monarchie ou d'oligarchie.
Nos modernes ont, quant à eux, réussis à démocratiser ces deux formes de pouvoirs concentrés sur un seul homme ou un effectif très réduit. Comment ? C’est très simple : en donnant l’illusion à chaque strate qu’elle détient une partie du pouvoir tout en lui insufflant la peur qu’elle puisse le perdre si ceux qui sont au-dessus voyait le leur remis en question. C’est cela qui assure la cohérence de ce mécanisme diabolique.
Or, quel type de régime dirige notre pays  - et pas que depuis Nicolas Sarkozy, qui n'en est finalement que l'expression la plus aboutie – quel système suffisamment pervers nous donne cette illusion : une oligarchie justement.

Si, si, regardez, ouvrez les yeux. Quoi que vous puissiez opposer comme argument, nous
sommes bien dans un tel système. De Gaulle en a posé les bases dans un contexte historique favorable et probablement justifié, qui n’aurait dû d’ailleurs être que provisoire.
Ses sucesseurs, opportunistes, ont peaufiné le système, l'ont complexifié et pervertis pour le rendre inaccessible à ceux qui ne faisaient pas partie d'une petite caste fermée et s'auto renouvelant. Transmettant le pouvoir comme jadis le faisaient les suzerains.

L'empereur Sarkozy Ier

Or, pourquoi Sarkozy paraît-il aussi omniprésent tout en provoquant des ralliements aussi contre-nature qu’impensables il y a encore si peu de temps ? Parce qu’il est très doué et a réussi à synthétiser les principaux ingrédients de ce qui font un grand patriarche de cette religion d'état.
Non, non, n’ayez crainte, je ne me rallie pas moi non plus. Simplement, j’ai toujours admis que ce type était brillant et j’ai toujours eu peur que même les soi-disant plus malins ne parviennent à se faire bouffer tout crû. Force est pourtant de constater que cela est presque accompli. Les uns derrière les autres ils tombent. Sans violence. De façon inexorable. Et avec ce sourire béat des premiers chrétiens donnés en pâture aux lions de l'arêne. C’est absolument fascinant. Comment des types pareils parviennent-ils à plonger avec une telle facilité ? Comment le peuple peut-il s'en féliciter à ce point ? Elémentaire : en donnant à ces accrocs leur petite dose quotidienne et l’illusion que demain, peut être, s’ils oeuvrent bien plus (…), et surtout dans le bon sens, ils pourront s’abreuver de cet élixir de jouvence qu’est le pouvoir dont le récipient s’appelle magiquement « l’ouverture ». C’est simple, très efficace, à la limite du trivial.
Pourquoi ? Parce que cela fait appel à tout ce qu’il y a de plus « atomique » chez l’Homme. Intelligent ou pas, l’individu a beaucoup de mal à résister à l’appel du Moi intérieur qui ne demande qu’à être flatté, cajolé. Ultime plaisir. Ultime jouissance. La montée hormonale suprême. Celle qui fait piquer les yeux et fait se sentir plus léger.

Cela me fait dire que ces irréductibles « gaulois », tombant comme des mouches face à César, pensent que la partie est bouclée, que le pouvoir s’installe pour longtemps. Leur instinct les pousse ainsi à faire allégeance sous peine de se retrouver au chômage d’ici peu.

Malgré ce noir tableau que je dresse – comme à son habitude diront les mauvaises langues et je ne leur en voudrais pas – j’ai un énorme défaut. Je crois que l’Homme peut s’améliorer, même s’il trébuche souvent. C’est ce qui le caractérise et le différencie de l’animal. Je pense simplement qu’il faudra encore un peu de patience et de raz le bol avant de pouvoir sortir de cette torpeur. Il nous faudrait donc en passer par-là pour mieux rebondir et tirer une bonne fois pour toute la Leçon qui s’impose. Soit. Attendons donc, souffrons dans un silence sublime, tandis que d'autres renient, pourfendent nos valeurs, chassent ce qui nous a construit, et grandit et tentent de nous faire croire que nous sommes en présence d'une vilaine maladie. Qu'ils se réjouissent donc, se rassurent, se mentent. Nous mentent. La souffrance qui en résulte est tellement rédemptrice que je ne peux que les inviter à continuer.

Car s'il arrive au Peuple d'être sourd et aveugle il a cependant démontré, à maintes reprises tout au long de son histoire, que cette perte de sens n’était que passagère. Et que de fait, il était rarement complètement sot.

Ne l’oubliez pas : « La buée se dépose sur vos lunettes, pas sur vos rétines ». Proverbe chinois ? Je ne sais plus…

Le dernier post

Voilà, ce fut un long com’ comme on dit. Un bien casse-pieds pour finir en beauté. Ce sera le dernier post de ce blog. Cette aventure se termine donc, là, comme ça. Parce qu’il faut bien qu’elle s’arrête un jour et que je n’ai jamais été très doué pour dire adieu.

J’avais dit que je lèverai le pied. Je n’avais pas précisé que j’arrêterai le moteur. A vrai dire, je n’y avais pas encore songé. Plusieurs évènements se sont produits récemment dans ma vie qui me poussent à tourner une page, tandis que d’autres se doivent d’être écrites. J’ai attendu trop longtemps. Et comme je ne suis qu’un homme, je veux dire un truc à deux pattes de sexe masculin, par définition  je ne suis pas multitâche. (N'est-ce pas les filles ?)

Je remercie toutes celles et ceux qui sont venus sur ce blog, y ont déposé leurs com’, leurs coups de gueule, leurs plaisanteries, leurs remarques pertinentes qui ont permis à ce dernier d’exister. Je vous remercie aussi de tous nos échanges qui m’ont beaucoup apporté sur le plan humain.

Prenez bien soin de vous. Bonne chance à toutes et à tous pour la suite.

Par Fred - Publié dans : Blog
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Lundi 23 juillet 1 23 /07 /Juil 19:33
Yohan Lavigne u début ce fut un mail reçu qui avait tout l’air d’une vilaine plaisanterie (un « hoax » en anglais). L’œil ne fit donc que parcourir le message en diagonale. Fatigué. La souris pris l’intrus, le tira vers la corbeille. Puis la main réagit enfin. La souris arrêta son déplacement, le doigt maintenant son appui et ne relâchant pas la pression tandis que, subitement, le cri perdu dans la blancheur électronique du message parvint enfin au cerveau de l’internaute. Ca aurait pu être une histoire banale, au final force est de constater que rien ne l'est.

Message d’un visiteur de votre blog : S.O.S

« Je suis la mère de Yohan Lavigne et je lance  un appel à ceux qui voudraient signer la pétition pour éclaircir la mort dun jeune homme de vingt ans. Car l’on prétend un suicide par pendaison, alors que son corps ne porte que des traces de coups.  Puis sur la soit disant lettre d’Adieu, il y a une autre écriture que celle de Yohan, certifié par analyse graphologique. Et l’on a voulu faire incinérer mon fils en usurpant mon identité. Je ne veux que la vérité et si  vous voulez m’aider à l’obtenir grâce à une vraie enquête, ne serait ce que pour ne pas prendre le risque de laisser des assassins en liberté, alors signez la pétition qui se trouve en bas de page ou ce lien vous amène. Il peut arriver que la confirmation de votre signature arrive dans votre boite de réception, mais dans votre courrier indésirable ou un nom similaire et vous pouvez confirmer sans souci. merci. helenebourt@hotmail.fr
Ce message vous est envoyé par le formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: critias.over-blog.com. Le visiteur qui vous envoi cet e-mail n'a pas eu connaissance de votre adresse de messagerie. »

Yohan Lavigne ?

Yohan Lavigne, ce nom, cette affaire ne me dit rien. Pourtant, avant mon récent « levage de pied » sur ce blog, l’actualité je la décortiquais d’une façon plutôt boulimique, inondant même ce dernier.

Petit tour sur Google, notre ami à toutes et à tous, histoire de vérifier s’il ne s’agit pas quand même d’une plaisanterie douteuse. Waouh ! 341.000 références.
Cela ressemblerait pourtant bien à du « hoax »… car ce que je peux voir dans l’aperçu Google n’est autre que le début du même message que je viens de recevoir et qui semble se répéter à l'infini. Cela pourrait passer pour une « chaîne », cela en a l’odeur et la couleur. Cependant, je prends vite conscience qu’il n’y a aucun intérêt à «noyer» le Web, les blogs, les forums, de cette manière si systématique. Qu’en plus, ce genre d’attaque est vite parée car elle fait vite le tour de la communauté, des logiciels sensés parer cela et que le petit plaisantin finit toujours par se faire attraper. Et puis il y a les dates de « parution ».

Je commence donc à prendre conscience qu’il s’agit là d’une course contre la montre tant la frénésie dans cette façon de procéder va s’accroissant. A cela vient se greffer la cible : blog d’information, journaux etc. Mon instinct de chasseur me dit qu’il y a quelque chose.

Un blog est indiqué. Mauvaise adresse. Je m’entête, le doute ayant rapidement fait son chemin. Et puis ma curiosité est subitement piquée au vif. ..

Que nous caches-tu «petit message» ?  Une plaisanterie, une arnaque bien tordue ? Et si cet appel au secours était vrai ? Si cette démarche presque mécanique d’envahir le web ne traduisait finalement que l’opiniâtreté d’une mère à rechercher de l’aide pour découvrir la vérité ? Si je n’étais qu’un con d’internaute d’avoir pu douter un seul instant de la sincérité de ce cri, blasé que je suis par la masse de crétineries et de saloperies que j’ai pu voir en douze ans de toile ?

Recherches, pétition : cette femme mérite d'être aidée

Quelques clics, quelques survols rapides, quelques tris, quelques affinements de mots clés et me voilà avec quelques liens épurés. Le blog [1], la pétition[2]. La pétition, le blog et 341000 références sous le nez.

Je parcours les messages de la pétition, somme toute « classiques ». Encouragements, révolte, soutiens… Le web peut donner de bonnes choses. C’est pourquoi j’y reste. La chaleur est diffuse (rien ne remplacera jamais le contact) mais présente.  Presque 400 soutiens déclarés en quelques semaines ... C'est à la fois beaucoup et si peu...

Et plus ma lecture avance, plus je prends conscience de la ténacité de cette femme, de cette mère qui se bat pour que la vérité soit faite, de cette énergie qu’elle dépense. Je l’imaginerais presque s’attelant à cette tâche, s’y résignant chaque jour, jetant ses bouteilles dans cet océan électronique. Voguant sur ce radeau de l’espoir et ramant au milieu des creux qui menacent de la faire sombrer. Je la vois presque, elle se bat, elle plonge, manque de se noyer, pleure mais refait surface la rage au ventre. Seule une mère est capable d’un tel acte de bravoure, d’une telle abnégation, d’une si sublime ténacité. Elle veut saisir ces mains qui se tendent au loin, elle veut les approcher. A ceux qu’elle défie, elle veut montrer son visage sur lequel il n’y a pas la résignation de la défaite comme pour mieux leur prouver qu’elle ne lâchera pas, jamais : cette femme mérite d’être aidée !

L'état, les prisons françaises et les droits de l'Homme

Lecture après lecture je me rends compte qu’il y a quelque chose d’inhumain dans ce combat. Et c’est avec stupeur que je me rends compte, article après article que cette prison de Seysses, dans la banlieue de Toulouse, où les faits se sont produits, n’est pas l’exemplaire maison d’arrêt, construite par Eiffage et ouverte en janvier 2003 (justement) que ce qu’il pourrait paraître à première vue.

Dès cette année là, plusieurs décès (suicides ou morts suspectes) ont lieu, 9 rien que pour le mois de juin.

En 2004 plusieurs cas de pendaison. Malheureusement comme c’est trop souvent le cas dans l’ensemble des prisons du territoire me direz-vous. Le gouvernement avait pourtant comme objectif de faire baisser cette mortalité gênante de 25%. Sombre statistique. Si l’on regarde les chiffres de 2002, l’objectif a été atteint. D’un suicide tous les trois jours on passe à un tous les six . Quelle performance !

Des témoignages sur les conditions de détention à la maison d’arrêt de Seysses devraient pourtant attirer l’attention des pouvoirs publics. Point d’orgue de cette chronique de la haine quotidienne, cet article paru dans « Libé » le 8 février 2006 [3] auquel réplique le SPS (Syndicat Pénitentiaire Surveillants) [4] d’une façon stupide et puérile où l’on peut sentir poindre une certaine violence, voir une menace sous-jacente. Une histoire de détenu tabassé, trois fois rien me direz vous. Toutefois, en dépit de la vérité sur cette dernière affaire, il est intéressant d’imaginer le climat et l’ambiance au regard de ce que nous pouvons lire.

Autre affaire, autre drame, toujours du côté de Toulouse, celui de Stéphanie accusée à tort de la mort de son bébé que les experts ont innocentée quelques semaines après son incarcération, croupissant en prison, sans prise en charge psychologique après l’important traumatisme qu’elle a subi.

Rappelons que l’Etat est responsable de ses détenus. Si ce n’était le cas, alors pourquoi ne pas les abattre purement et simplement au milieu de la place publique et qu’on arrête alors de se dire civilisés. Retour au Moyen-Âge avec ses sons et lumières tout autres que celui du Puy du Fou. L'écartèlement ou l'éventration...

Et pour continuer sur ce côté cynique, nous pourrions dire que ces «taulards», ces «vauriens» ont trouvé un moyen de s’échapper, de ne pas payer leur dette envers la société. Pour ceux qui «pensent avant tout aux victimes» (suivez mon regard du côté de l’Elysée) cela doit être absolument intolérable de savoir qu’on leur a fait cet ultime pied de nez. Cependant ne touillons pas trop la merde car mon instinct, aidé en cela par mes narines, me dit que je pourrais desservir cette juste cause.

Mais ne fermons pas pour autant les yeux, braves citoyens tranquilles, sur ces prisons françaises, pointées du doigt par nombre d’organisations de défense des droits de l’homme et par les instances européennes elles-mêmes. (Quelques jours après l’article de Libé sortira le rapport alarmant du Commissaire au droit de l’Homme [5]). Mais ceci est un autre débat.

Je ne connais pas le motif d'incarcération de Yohan et je m'en moque éperdument. Le plus important est sa disparition et le combat d'une mère pour savoir. Lorsque la société condamne, à juste titre ou non quelqu'un, elle ne se soucie pas des familles. La punition devient alors injustement collective. Pourquoi ?

Signons cette pétition !

Contentons-nous de soutenir cette femme qui ne lutte que « pour » la vérité. Laissons là elle et sont avocat mener le combat judiciaire.

Juste des mains qui se tendent, quelques minutes passées à relayer les infos pour le blog et la pétition, suffiront dans un premier temps, si nous sommes nombreux à nous y mettre.

Ce n’est pas grand chose mais déjà beaucoup d’éveiller les consciences. Pour une fois, ayant foi en la justice de ce pays. Laissons-la prendre la mesure de l’enjeu après les couacs auxquels  nous avons assisté ces dernières années. Laissons-lui la possibilité de donner une chance à cette mère de faire le deuil de son enfant, dans la sérénité et la vérité. L’erreur, comme disait Sénèque n’est pas un crime. Et si l’admettre est surhumain, ne pas la corriger – ne serait-ce qu’en silence - en devient un.

Je signe donc cette pétition le 18 juillet et je lui envoie un mail pour lui signifier mon soutien. Elle y répond le jour même, comme elle doit le faire à chaque soutien. Un message court mais poignant :

« Bonjour,
Vous ne pouvez pas vous imaginer comme il m'a été réconfortant de vous lire,
merci, merci beaucoup. Merci pour moi et merci pour Yohan, ce jeune homme
que vous ne connaitrez malheureusement jamais mais à qui vous tendez la main
en même temps qu'à moi. Merci beaucoup. Hélène. »

Si, justement madame, je peux imaginer la chose. Et c’est bien parce que nous avons un point douloureux en commun que je peux peut-être comprendre une partie de vos souffrances, de ce vide créé et de cette rage si difficile à canaliser qui a pu en naître. Oui je vous tends la main. Oui, au-delà des frontières de l’espace et du temps, je tends la main à votre enfant. C’est ce que chaque être humain devrait faire dans ce cas. Nous n’avons d’ailleurs aucun mérite car nous sommes génétiquement programmés pour l’empathie. Seule la bêtise ou le cynisme nous empêchent parfois d’ouvrir les yeux. Ce sont là deux choses qui sont parfois difficiles, mais néanmoins pas impossibles, à surmonter.

Vous souhaitez courage une fois de plus, chère Hélène, relèverait presque de l’idiotie au regard de ce que vous avez déjà accompli. Je me courberais plutôt face à celui dont vous avez fait preuve.

Certains sont déjà avec vous, j’espère simplement qu’ils seront bientôt plus nombreux. Face à votre combat et la justesse de ce dernier, il fut un temps où des armées entières se seraient levées. Je n'ose imaginer que nous valons moins que ceux que nous appelons des barbares.

Le sens de la justice, de l’équité, ces sentiments si décriés, si avilis par certains n’ont pas disparus, ils font parti intégrante de notre patrimoine génétique, n'en déplaise à ceux qui voudraient nous en démontrer, à tort, la faiblesse.

Je ne peux me résigner à admettre qu’un tel combat, mené avec un tel acharnement, ne trouvera pas l’écho qu’il mérite.

Si insignifiante que soit ma personne, vous avez tout mon soutien, Madame.




Par Fred - Publié dans : Un monde parfait
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Samedi 30 juin 6 30 /06 /Juin 22:14
'album Back Room, sorti en 2005, était déjà un petit bijou. Celui là ne déroge pas à ce qui pourrait bien devenir une règle.

«An end has a start» est sans aucun doute plus recherché, plus riche que le précédant tant au niveau des arrangements musicaux que des prestations du chanteur et guitariste Tom Smith.

La première fois que j'ai entendu «Camera» du précédent album, des frissons de voluptés m'ont parcouru l'échine. Ca à fait tilt tout de suite et je me suis dit : «Tiens, y avait longtemps que ça avait pas senti le groupe qui sort de l'ordinaire de cette façon...».
J'étais loin du compte. A écouter le reste de l'album je me suis délecté dans ce cold-wave ressucité.

Nouvel album. Nouveaux frissons. En plus terrible.
Titre 1 : «Smokers outside The hospital Doors»... «An End Has a start»...«The weight of the world»... Tout est bon... brrrr! Ma préférée ? «Push your head towards the air». Révélateur peut être de l'humeur du moment.

Vous aimez la musique genre Coldplay ? Je dis bien «genre» pour ne pas me faire agresser par les puristes. Le groupe Editors vient de nous concocter un bien bel album. Ne vous reste plus qu'à foncer acheter les deux d'un coup si ce n'est déjà fait! Quand on aime on ne compte pas, et vous allez aimer.
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Par Fred - Publié dans : Musique
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Samedi 30 juin 6 30 /06 /Juin 17:15
Devedjian


Le journal Le Monde se sentirait-il redevable de quelque chose pour mettre ce genre de vidéo en ligne ? Bon, ne freinons ni l'enthousiasme ni les bonnes initiatives...

En ce qui concerne ce cher Devedjian ne soyons pas surpris de le voir proférer de tels propos. Le mot «salope», dans sa bouche, pourrait d'ailleurs paraître presque comique.

Simplement, je suis déçu.
Ainsi, nous avait-il habitué à prendre son air détaché avant de formuler des propos généralement suffisants. Déçu aussi parce qu'il nous avait habitué à mieux ce dandy du mépris affiché, ce prince de la causticité, ce «générique» d'Audiard façon BCBG.
 
Serait-il devenu aigris envers toutes les femmes suite à l'occasion ratée d'obtenir le poste de Garde des Sceaux si «injustement» donné à une autre ?
On pourrait donc, sinon lui trouver des circonstances atténuantes, au moins penser que le terme «salope» s'adresserait alors universellement à toutes celles qui de près ou de loin ont pu, un jour, entraver la route du «petit prince» de la formule à deux balles.  Et c'est d'autant plus dur pour lui, qu'après avoir léché tant de bottes - pour rester poli - ses muscles buccaux ne parviennent plus à retenir la bave qui s'écoule de son orifice principal. C'est en train de «devenir une loi du genre».

Pour cela et pour tout le reste, il a mérité amplement son bonnet d'âne. Mais il n'est pas le seul : ajoutons Jean-Pierre Pernaut de TF1, et notre cher Président qui une fois de plus ne peut s'empêcher d'y aller de son petit leitmotiv de campagne : «... que ceux qui ne veulent pas travailler...ne vivent pas sur le dos des autres». Mais ceci est une autre histoire...

Par Fred - Publié dans : Bonnet d'âne
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Jeudi 28 juin 4 28 /06 /Juin 22:10
Chomage France 05-2007
e nombre de demandeurs d'emploi est repassé sous la barre des deux millions au mois de mai en France, pour la première fois depuis plus de 25 ans, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

Le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 1,2%, soit de 24.100 personnes, pour revenir à 1.987.200.

Sur LCI, Christine Lagarde a attribué cette nouvelle baisse à un certain nombre de politiques de l'emploi mises en place par ses prédécesseurs ainsi qu'au «traitement très individualisé du chômage qui a été mis en oeuvre».



Ce système a permis de recevoir individuellement dans les quatre mois toute personne mise en chômage, «de cibler ses besoins et lors de l'entretien de le réorienter vers la formation puis vers l'emploi pour lequel il est le mieux destiné», a-t-elle expliqué.

«Je pense que cette politique très pointue est en train de porter ses fruits», a ajouté la ministre de l'Emploi.

Les statistiques du taux de chômage donnent lieu à une polémique depuis le mois de janvier quand l'Insee a décidé de reporter à l'automne la publication de l'enquête emploi 2006 menée par ses services et contredisant la baisse du chômage affichée par le gouvernement.

L'Office statistique de l'Union européenne, Eurostat, utilisant les données de l'enquête emploi, a fait état dans sa dernière publication sur le taux de chômage harmonisé au sein de la zone euro de taux de chômage plus élevés que ceux communiqués par l'Insee pour l'année 2006 et le début 2007. Eurostat a ainsi fait état d'un taux de chômage harmonisé de 8,6% à fin avril en France.

Christine Lagarde a confié le 19 juin une mission à l'Inspection générale des Finances et à l'Inspection générale des Affaires sociales afin de réaliser un état des lieux des méthodes d'établissement des chiffres du chômage dans les pays européens et en France.

Si d'un côté, je me réjouis pour toutes celles et ceux qui étaient dans la galère, de l'autre, en l'absence de chiffres «certifiés conformes» et vérifiés comme tel, je dirai : méfiance.
De plus, en l'absence d'analyses pertinentes sur ce phénomène qui semble s'inscrire dans la durée ( selon la courbe présentée ), je dirai : attention aux explications hasardeuses.

En effet, il ne me semble pas du tout réaliste de prétendre expliquer la baisse du chômage par des entretiens qui, s'ils sont plus nombreux, s'avèrent être(pour en avoir suivi) d'une efficacité vraiment relative. Quant à leur fréquence de quatre mois elle demeure ridiculement trop faible pour pouvoir porter ses fruits et surtout provoquer un impact aussi rapide. Un peu de bon sens et de réalisme serait préférable avant de faire montre d'un tel engouement pour une «ersatz de solution miracle» .

Que Mme Lagarde veuille «harmoniser» la méthode d'évaluation du chômage, si telle est vraiment son intention profonde, est par contre une excellente idée. A condition bien sur, qu'elle le soit de façon cohérente avec le reste de l'Europe et qu'elle gagne en transparence.

Ce qu'il manque à cette bonne vieille ANPE c'est un bon coup de modernisation réaliste avoir bâti un cahier des charges issu de la collaboration des différents acteurs. C'est à dire, par exemple  : salariés, anciens chômeurs, chômeurs, état, entreprises, professionnels du secteur de la RH.


Par Fred - Publié dans : Emploi, Travail
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Mercredi 27 juin 3 27 /06 /Juin 21:52
es Français déclarent avoir en moyenne 120 rapports sexuels par an, soit plus de deux fois par semaine, mais seulement 25% d'entre eux sont satisfaits de leur vie sexuelle, révèle une enquête réalisée dans 26 pays par l'institut Harris Interactive.

Cette étude, effectuée auprès de 26.000 personnes dans 26 pays pour le fabriquant de préservatifs Durex et dont les premiers résultats avaient été publiés en avril, montre que la France arrive au 11e rang pour la fréquence des rapports, avec 120 fois/an, soit plus de deux fois par semaine. Les Français sont devancés par les Grecs (164), les Brésiliens (145), les Polonais et les Russes (143), les Indiens (130), les Mexicains et les Suisses (123), les Néo-Zélandais et les Chinois (122) et les Italiens (121).

La moyenne des 26 pays étudiés s'établit à 103 rapports/an et les cinq pays les plus mal lotis sont les Etats-Unis et Singapour (85), le Nigéria (84), Hongkong (82) et le Japon (48).

Par ailleurs, si dans l'ensemble de ces pays 44% des hommes et des femmes interrogés se sont déclarés satisfaits de leur vie sexuelle, en France ils sont seulement 25%, soit avant-derniers devant les Japonais (15%).

L'enquête indique par ailleurs que la durée moyenne d'un acte sexuel est de 18 minutes. Les Français sont parmi les plus rapides (15 minutes), devant les Indiens, derniers avec 13,2 minutes. Les Nigérians arrivent en tête de la durée avec 24 minutes.

Allô Sarko ! On a un problème !! Durex risque de délocaliser...


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Par Fred - Publié dans : Statistiques
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Jeudi 21 juin 4 21 /06 /Juin 20:04
TVA Sociale 'UFC-Que Choisir adresse une «alerte» au gouvernement sur la «TVA sociale», mettant en avant les effets inflationnistes «évidents» de la mesure et réclamant à la place une «réforme fiscale diversifiée».

Selon l'organisme de défense des consommateurs, augmenter ne serait-ce que de deux points le taux de la TVA «entraînerait un prélèvement net de plus de six milliards d'euros sur la consommation des ménages», soit 270 euros par foyer, et alourdirait très fortement leur facture énergétique.

L'UFC précise s'être appuyé sur un rapport de la Direction de la prévision du ministère des Finances de 2004 - date à laquelle Nicolas Sarkozy était à Bercy - qui concluait, selon cet organisme, à des «résultats décevants» en termes de croissance et d'emploi.

Il préconise en échange une fiscalité incitative pour taxer plus lourdement les produits néfastes à la santé ou à l'environnement.

«Contre-vérités», «discours démagogique», «mythes» : le président de l'UFC, Alain Bazot, a eu des mots très durs pour expliquer son «hostilité» à ce projet qui aura - «on ne peut le nier» selon lui - un fort impact sur le pouvoir d'achat.

«Notre devoir aujourd'hui, c'est de lancer une alerte», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tout en se défendant de vouloir présenter une «réforme fiscale clé en mains».

«Il existe un vrai risque d'augmentation des prix. C'est la seule certitude» avec cette réforme envisagée par le gouvernement Fillon, a-t-il souligné, critiquant une mesure décidée sans consulter les consommateurs «qui sont quand même les principaux intéressés».

L'EXEMPLE ALLEMAND DÉMONTÉ

Le président de l'UFC-Que Choisir a donc demandé que l'expérimentation puisse avoir lieu dans un "secteur à forte densité capitalistique, pourquoi pas la téléphonie mobile".

De son côté, François Carlier, directeur des études de l'organisme, a réfuté l'argument selon lequel en baissant les charges sociales on baisserait le coût de revient.

Cela «ne tient pas pour les produits importés. L'effet inflationniste va jouer à plein», a-t-il expliqué. La mesure ne permettra donc pas, selon lui de lutter efficacement contre la mondialisation.

Il a également démonté la comparaison faite par les responsables de la majorité avec l'Allemagne.

D'une part, cette mesure n'y est en vigueur que depuis janvier et l'impact mesuré sur cinq mois seulement «ne veut pas dire grand chose» compte tenu du fait que les entreprises peuvent étaler les hausses de prix pendant toute l'année, a-t-il expliqué.

De plus, l'Allemagne a augmenté sa TVA en partant d'un taux plus bas qu'en France pour arriver à 19%. Si cela veut dire que le gouvernement veut baisser la TVA, «nous sommes tout à fait favorables à l'idée d'imiter les Allemands», a-t-il plaisanté.

«Si on veut tendre vers le modèle fiscal européen, on ne peut pas simplement augmenter la TVA. Il faut une réforme fiscale diversifiée qui toucherait à tous les impôts», sur le revenu, sur les sociétés, cotisations employeurs etc., a déclaré François Carlier.

Lors de son intervention télévisée mercredi soir, Nicolas Sarkozy a déclaré que la «TVA sociale» ferait dans un premier temps l'objet d'une expérimentation. Alain Bazot a dit «flairer une sorte de piège» dans cette formulation. «Tout dépend du secteur choisi pour l'expérimentation», a-t-il fait valoir.

Si elle avait lieu uniquement dans un secteur à forte main d'oeuvre, où la baisse des cotisations sociales pourrait être vraiment répercutée sur le prix de revient d'un produit et donc ne pas entraîner de hausse de prix, les consommateurs seraient «un peu roulés dans la farine».

Le président de l'UFC a précisé qu'il avait transmis le dossier au gouvernement et sollicité, pour l'instant en vain, un rendez-vous auprès du Premier ministre et des ministres de Bercy. «Visiblement, nous avons mal dirigé notre courrier. J'ai cru comprendre qu'il fallait plutôt l'adresser à Nicolas Sarkozy», a-t-il ironisé.

Le dossier, a-t-il précisé, était prêt depuis un mois mais l'UFC a choisi de le médiatiser une fois les législatives passées pour ne pas être accusé de «politique politicienne».

Même Dassault, qui n'est pas réputé pour être de Gauche, trouve que cette TVA sociale est une c..., que 5% ne sont pas suffisants pour rendre les entreprises françaises qui exportent plus compétitives, que nombre d'entre-elles chercheront à affirmer leurs marges contredisant Laurence Parisot que la TVA sociale semble mettre dans tous ses états.
 
Quant à moi, certains ont essayé de m'expliquer vainement les bienfaits potentiels de la chose. Désolé pour eux si, pour une fois, je rejoins M. Dassault sur l'apparente stupidité de la mesure.
Car même dans l'hypothèse où, par le plus grand des hasards, les entreprises ne chercheraient pas à augmenter leurs marges, je ne parviens pas à m'ôter le doute de l'esprit. Que le truc est trop simple et trop miraculeux pour que dans l'usine à N'Arc les voix du bon dieu de l'économie et du pognon, Gold de son petit nom, n'y ait pas diffusé plus tôt ce message plein de promesse pour la bienfaitude de la race humaine.

Ainsi, je suis preneur d'une réponse simple sur la façon dont le taux a été fixé. Pourquoi 5% et pourquoi pas 10% ou 2% ? Je suis obtus, mais je tente parfois de me soigner.

Et puis, cela va-t-il réellement rendre les entreprises françaises plus compétitives ? Ou cela ne va-t-il pas servir avec une certaine perversité à accroître l'attractivité de la France pour les fonds de pension étrangers ? Des questions il y en a des tonnes. Et le premier qui m'explique le principe de calcul je lui mets une baffe. On s'en fout du principe de calcul ! Tout le monde l'a bien compris, ce n'est pas le problème de fond...

En attendant, ces propos d'UFC Que Choisir, s'ils n'expliquent pas tous les tenants et les aboutissants ont le mérite d'énoncer clairement le problème et les doutes que je partage avec eux. Une explication vraiment éclairée, avec exemples à l'appui et pas une simple règle de trois à deux balles, serait la bienvenue.

Par Fred - Publié dans : Objectif Lune
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Mardi 19 juin 2 19 /06 /Juin 22:17

Denis Diderot





Se faire tuer ne prouve rien ; sinon qu'on n'est pas le plus fort.



On demandait un jour à quelqu'un s'il y avait de vrais athées. Croyez-vous répondit-il qu'il y ait de vrais chrétiens ?

Denis Diderot.

Par Fred - Publié dans : Citations
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Lundi 18 juin 1 18 /06 /Juin 22:11

Résultats 2d tour législative pour la Corrèze



L'absention n'a finalement pas été si forte partout en France. Mais en Corrèze la même constatation a pu être faite. Là où  elle s'est produite, elle a joué en défaveur de la majorité présidentielle. Ainsi, Brive-La-Gaillarde où la participation a été la plus faible des 3 circonscriptions, le candidat UMP perd. Quant à Ussel, bastion de la Chiraquie, la candidate PS n'est pas passée loin car cela s'est joué à 99 voix!

Tulle - Participation 74,12%


1ère Circonscription - Tulle
Voix % Exprimés
  M. François HOLLANDE <ELU>
28.494
60,30
  M. Jean-Pierre DECAIE
18.760
45,77

Brive - Participation 67,17%


2ème Circonscription - Brive Voix % Exprimés
  M. Philippe NAUCHE <ELU>
23.106
50,94
  M. Frédéric SOULIER
  22.251
49,06

Ussel - Participation 73,81%


3ème Circonscription - Ussel  Voix % Exprimés
  Mme Martine LECLERC
18.463
49,87
  M. Jean-Pierre DUPONT <ELU>
  18.562
50,13


D'une façon générale bravo à tous les élus quel que soit leur bord politique et plus particulièrement à celles et ceux de l'opposition. Y'a du boulot sur la planche. Beaucoup de gens comptent sur vous, ne les décevez pas.
Par Fred - Publié dans : Objectif Lune
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